Dieulefit. Mais il oublia l'orage promis

 Lundi 30 juin

13 km  600 m D+

Alt. 400 m

Mais passage par le col de Pertuis 884 m.

Le dernier km présentait un pourcentage de dingue. À faire palir les taux de douane trumpiens.

40 mn pour 1 km. Heureusement, côté nord, ombragé, à travers bois de feuillus hêtres, châtaigniers...

Depuis le Rhône pas vu de bêtes à cornes. Mais où sont les clarines symphoniques des vaches cantaliennnes ? Par contre la musique répétitive des cigale se fait entendre longuement.

Pente descente sud rocailleuse où 100 fois je manquais chuter. 

Chance, la causette pas Internet, m'a permis de trouver au centre ville un gîte génial, tout juste rénové. 

Comme à la maison. Radio télé pâtes œufs vin rouge...

Fip en grève. 

Et toujours pas les orages désirés. On étouffe !



Volets volés 




Eyzahut. Quel nom étrange !

 Dimanche 29 juin 

31 km.     500 m D+

Alt. 500 m

Temp. Autour de 38°

Je décolle à 6 h et le parcours, vallée du Rhône, est plus agréable que je ne le craignais. Voie verte, beaucoup de cyclistes dont avec l'un, je devise assis sur un banc. Derniers km sous le soleil qui commence à chauffer sec, quand même. 


De plus en plus de cyprès laurier-rose raisin et soudain lavande ! 



On est bien dans le midi. Drôme provençale. Mais bizarrement j'entends peu l'accent méridional. 

Au loin, pas si loin, les monts commencent à onduler.

Midi. J'ai atteint mon objectif : un camping à La Begude. Mais cela s'avère être une aire de camping-car.

Prolongation, 10 à 13 km au-delà, un camping municipal s'affiche sur la carte smartphonique. J'ai la forme, je décide de continuer. Plus de la moitié se fera direct sous le soleil écrasant. Fin difficile, mais une douche, un repas libanais spécialement servi pour mézigue en terrasse face montagne s'il vous plaît, et ça le fera. 


De la terrasse du restaurant où je suis seul


 



Montélimar. T'as vu monté Limar ?

 Samedi 28 juin

0 km 

30 à 36 °

300 m alt.

Ce matin, Ed. me dépose au centre historique d'Aubenas. C'est jour de marché comme à Morlaix bien-aimée. 

Whouah ! Plein d'olives. J'en remplis mon sac à dos. Et aussi du melon des pêches des tomates-cerises... Et le Ti Coz local.

Et puis car SNCF pour Montélimar. L'Ardèche seul département sans aucune ligne de train ! 

Je le quitte un peu frustré de ne pas avoir parcouru les lieux les plus intéressants et sauvages. 

Drôme. Une découverte. Soleil implacable. Balade centre-ville après moult démêlés de réservations Airbnb. 

Et puis une superbe expo de S. Salgado au musée d'art contemporain. 

Et puis forcément, un bonjour à la médiathèque où je découvre dans un quotidien, les exploits nucléaires de Troumpe. Passionnant cette série. Je verrai ça Henri Plaît. 

Demain réveil 5h pour attaquer la plaine avant d'aborder les premiers contreforts de la montagne alpine.

Un peu d'anxiété me saisit. 

Mada. Île champignon 

Canicule conséquence 

Bouquet de soleil 
 
Compagnon du goûter 


 
Amatrices amateurs, géant !


De quoi je me mêle ! ? Top 14, finale

Demain, 38 ° ici. Maxi des températures en France !

À Aubenas 


"Non j'ai vu monter personne".

C'est pas fin, je sais, mais inévitable ! 

Aubenas. Edwin et Fanny

 27 juin 

16 km    D+ 300 m

Alt. 300 m     36 °Celsius !

Je descends donc. En altitude. Et la chaleur monte. Inhumaine.

Épisode comique de la nuit. 2h du mat. Je change de position dans mon sommeil... et la tente s'écroules sur moi !!!

À poil, frontale sur la tête, je m'extrais. La sardine clé de voûte s'est arrachée, provoquant la chute. Et chaussures au pied, lumière au front, nu, de remonter tout ça. Le style !

Miraculeusement, ça a tenu. Car la 1ère couche du sol est sableuse et dessous très dure.

Le jour, parcours tranquille sur voie verte près de la rivière, finissant sur voie romaine et aboutissant chez Edwin et Fanny. Lui, fils de mes amis chtis, que je connais depuis longtemps. 

Soirée très sympa, se terminant sur la contemplation des étoiles arrosées de rosé. Deneb Vega Altaïr, triangle de l'été. Les moustiques tigres participent aussi. 

Ardèche plage

Arbre-femme et son modeleur 



Érable-femme

Belle usine 

Je remercie vivement Edwin et Fanny de leur généreux accueil. 

On se reverra à Largentière !?


Jeunes bondissant


Meyras. Piège à con

 Jeudi 26 juin

18 km     D+ 300 m

 Levé à 5h pour choper un car à 6h .... qui n'est jamais passé. Ben oui, c'est seulement le lundi !

Et me revoilà à me trimballer entre bus et pouce en l'air. Et j'en profite pour vous parler et j'en oublie de lever le pouce droit et je me retrouve en Haute-Loire (ça vous parle ?) à Pradelles, belle cité médiévale haute basse, carrefour de sentiers de randos, Stevenson (voyage avec mon âne... (pour le moment l'âne, c'est moi (Alâne))), Regordane, GR 700, multiples gîtes auberges hôtels....




Mais les autos filent foncent et me laissent planté !

Altitude 1290 m. 


Qqs figures de Qi Gong, ça détend et réchauffe. Car ce matin, j'ai froid ! Oh, légèrement mais quand même. Rassurez-vous, ça va changer. 

Me rappelais pas que le stop, ça peut être chiant. Quand soudain ça peut être super. Ainsi, un couple d'Allemands m'emmène, après petit détour, pile au lieu désiré. 

Meyras où je traîne tournicote sieste visite une étonnante maison de muletiers restaurée aux planchers étagés transparents. 

Puis, alors que je pourrais rester peinard, j'entame une boucle pédestre à la découverte des environs. Déjà, je perçois une nette différence avec la Lozère plus austère. On sent le midi qui pousse sa flore. Et point de granit, peu de schistes.

J'ai installé ma tente près de l'Ardèche dans un camping au prix flamboyant ! 



Sur la descente, après repas à Meyras


Langogne. Via Mende

 25 juin

13 km    D+  300 m

Journée un peu compliquée aujourd'hui. 

Merci SNCF une fois de plus. Comme vous me voyez là, je suis en "train" de faire du Stop.

Train annulé. Je comptais faire un bon saut vers l'est, vers l'Ardèche, mais ce contretemps m'a donné l'occasion d'arpenter d'autres lieux. Entre autres de fouler le chemin de Stevenson. 

Les voitures sont rares. Il est 19h30, en tout état de cause, j'ai un car à 20h30. 

Mais j'aimerais arriver assez tôt à la chambre d'hôtes pour grignoter et plus, car demain lever à 5 h pour attraper un car et continuer une progression rapide vers l'est.

C'est drôle, il ferait presque frais. Le vent...

Je suis au lit, le stop a fonctionné. On m'a laissé au centre ville et ainsi j'ai pu circuler au cœur de ce centre médiéval étonnamment circulaire. 

Stop !

 


  




On rencontre même des ours dans ces contrées isolées 

Aumont en Aubrac. La forme est revenue

 Mardi 24 juin

23 km    D+ 480 m

Alt. 1050 m

Je quitte Fournels, 300 habitants, mais de nombreux commerces et un gîte d'étape suprêmement équipé (lave-linge...).

Un double café (2 €) chez Tintin, prononcer Tingetinge, ouvert dès potron-minet (google connaît pas), remplissage des bouteilles à la fontaine et je trace dans la fraîcheur étonnante de ce matin.

Rencontre avec un retraité de l'agriculture puis de Michelin, très content de me parler du pays. De la langue occitane qu'il parle, de l'eau qui sur les hauteurs ne manque pas ; pas encore. 120 points d'eau dans le secteur.

(C'est vrai que je bois souvent à ces délicieuses fontaines). 

Des 10 cm de neige l'hiver alors qu'avant... 80 cm, du granit qui encadre portes et fenêtres remarquablement et plus...



Dans un hameau, je fais halte pour m'abreuver d'une "Quezac" (1 €) à la terrasse d'un café restaurant bondé ! La serveuse, qu'on imagine sortie tout droit de sa maison, me dit : "C'est toujours plein chez nous" !

Joli passage le long de la Rimeize

3 milans





Gardien du paysage

Croix lichen

Récompense locale 


J'oubliais et pour cause, Ma copine la Tique ! 
Au réveil qqs tentatives pour la retirer, tournicoti tournicotons, non rien n'y fait. Elle ne veut pas me quitter. Sauf qu'1h plus tard, sur le chemin, je jette un coup d'œil :  disparue ! Mais où est-elle passée ?  Plus haut ? Retournée dans les herbages, l'infidèle ? 
À Aumont en Aubrac, beaucoup de marcheurs. Je suis sur la Via Compostela qui part du Puy en Velay. Le gîte "Chemin faisant" qui m'accueille est parfait et on échange agréablement avec l'hôtesse.

Demain, grands changements. 

(À suivre).


Fournels. Pas tout à fait la Fournaise, mais pas loin

 Lundi 23 juin 

20 km   460 m D+

Alt. 959 m

Parcours superbe puis paisible dans la campagne qui du vert, vire maintenant au jaune paille.

 Les gorges du Bès tout d'abord. Somptueuses, tortueuses et souvent ombragées. Puis toujours des villages sympathiques. 

Mais une petite bête gâche tout finalement. Une tique située en haut de cuisse que je n'arrive pas à desincarcérer ! Après 50 essais.

Cohabitation flippante. Demain, va falloir trouver farmacie...



 



Croix de bois (avec lichen), de fer, en balsate (Vierge et 4 évangélistes), croix en plastique, croix en granit. Faites votre choix.




Fridefont. Courte etape

Dimanche 22 juin 

10 km    D+ 230 m

Mais paradoxe, c'est pour laquelle, je ressens la plus grosse fatigue ! 

Due certainement à l'accumulation des km, la chaleur constante ou plus certainement une mauvaise nuit.

Car, dans la salle des fêtes voisine, se déroulait très très bruyamment un anniversaire. 

Qui ne cessa, tous les invités partis, que sur un triple coup de gueule de bibi !

Donc ce matin, je me traîne, tout en admirant les gorges de la Truyère.

En chambre d'hôte, ferme datant de 1847, achetée en ruines et retapée en 10 ans, je récupère par une bienheureuse sieste, en attendant "la Table d'hôte".

Je suis entré depuis peu dans l'Aubrac, où le granit fait son apparition. 


1847, la ferme des vallées. Bel accueil, bonne table

Orage et feux du couchant... et du tracteur