10 et 11 juillet
Du Refuge de la Cayolle à Barcelonnette
23 km D+ 560 m D– 1600 m
Passage par le col des Fours, 2314 m
Cette fois, une nuit réparatrice au refuge. Pas comme la dernière où je ne dormis que 3h environ.
Petit déjeuner à 6h30, comme d'hab.
Sentier descendant, varié, parfois dangereux, en à pic gravilloneux.
Je longe un éternel torrent.
Soudain, les brebis. Et le patou. Leçon apprise, exécutée. Et le patou (pâtre), après qqs aboiements pour la forme, repart. Bien brave, celui-ci !
Quelles bonnes odeurs partout ! Les brebis et leurs crottes ! ? Et des chèvres aussi.
En pleine montagne, à Bayasse, un hôtel. Mais surtout un commerce de confitures qui, pour 1€, m'offre un excellent café. Le plaisir des surprises qui tout au long de ce trek de 30 jours jalonnèrent le parcours.
Surprise aussi, plus tard, dans la montée plein soleil, mais aussi sur les hauteurs, au souffle d'un vent froid, je loupe la courbe de la piste et finalement, je grimpe en ligne droite (comme le chemin des Incas, ailleurs), contrairement à ma pratique courante. Et vraiment raide, cela est. Peur de glisser en arrière. Je m'invente des lacets sur une largeur de 4 m. Le plus drôle, c'est qu'une famille anglaise et chien, rencontrée peu avant, me suit de loin. Ils ont vu en moi l'expérimenté : ).
Col atteint. Trop venté pour pique-niquer. Descente, je fonce. J'ai un car à prendre.
Glissade, chute. La 4ᵉ, et beaucoup de demi-chutes.
Barcelonnette, même pas le temps pour des emplettes. Voyage en car, avec les dernières vues de la montagne et du lac de Serponçon, splendide.
Gap au joli centre ancien, et cap sur Paname.
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| Gap, la cathédrale, à l'étonnant bleu-gris |
En train couchettes. Super, bien fichu. On est 2 dans un compartiment de 6. L'un en bas, l'une en haut. On ne se dérangera pas.
Le matin, dans le couloir, et ça me rappelle les départs en vacances pour Marans, gamin, quand pendant des heures, je regardais le paysage, les châteaux de la Loire, les boucles et le sable de celle-ci, j'attendis le lever du soleil, seul en caleçon et chemisette. Mais non, tiens, une dame est là aussi, surgie de nulle part. Je me couvre plus décemment et nous conversons tranquillement avant, soleil s'éclatant, un dernier repos.
Austerlitz ! (Soleil aussi). Et l'horreur du vacarme automobile !
Et retrouvailles avec les zombies, casque sur les oreilles, cordons pour colliers, doudou à la main ou collé à la fesse.
J'avais oublié tout ça, là-haut, dans les grandes solitudes. C'est un cliché, on y est moins seul qu'en ville.
Mais aussi ce cher Jardin des plantes et le Quartier latin.
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Retour : car, train de nuit, RER, Ouigo en retard, TER Saint-Brieuc, TGV. Ouf !
Les feuilles qu'on foule
Un train qui roule
La vie s'écoule
Alcools. Apollinaire (boîte à livres)
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| Mx |
FIN
d'une belle marche cette année encore. Qui sait, RDV l'année prochaine ?
PS : amatrices amateurs, j'espère que vous n'êtes pas trop frustrés de l'absence d'émojis. L'application utilisée sur le smartphone ne le permet pas. Ce qui ne me dérange pas outre mesure. Je fais confiance à la subtilité innée de mes lectrices et lecteurs pour percevoir les clins d'œil, bonheurs, colères ou tristesse.
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| Ah ah ! |
Et maintenant, le poème des rivières rencontrées. Des noms, pour la plupart, qui n'évoquent rien ; Ni un lieu, ni une histoire ; beaux en eux-mêmes?











