Nyons. OLIVES !

 Mercredi 2 juillet 

21 km  D+ 300 m 

Alt. 220 m

Journée lourde

6h30, je quitte le gîte confortable perdu dans la montagne. 2 options, par les bois et les monts ou par petites routes et villages. 

Je choisis la 2ème faisant preuve de prudence en évitant de gros dénivelés. 

Et j'aperçois mon premier troupeau de brebis alpin.

Et ses gardiens ! Les chiens ! L'un se dresse face à moi, 3 autres derrière les barbelés dont un patou. Et ça gueule. Dans les guides, on dit "Laisser les s'approcher de vous pour faire connaissance 😁) ". Fort bien, mais combien de temps ? Je lui demande son nom. Répond pas. Chuis pas un loup, moi, j'lui dis.

Bon, j'avance doucement, il recule. Mais soudain passe sur le côté puis derrière. Je me retourne, marche à reculons. Mon bâton me rassure un peu. Bon, aller, finie la comédie et justement, il laisse tomber. J'ai même l'impression qu'il avait aussi peur que moi. Faut pas oublier que les 4 aboyaient de concert bruyamment. 

La suite est plus agréable. Le Pègre, Rousset, villages "de caractère" où j'ai la divine surprise d'un café "de caractère " qui s'ouvre devant moi et que, bien entendu, j'honore. 

Plus tard, nouvelle aventure à l'écossaise (les suiveurs anciens comprendront). 

Prenant un raccourci pour éviter le bitume, le sentier devient de plus en plus encombré, presque invisible. Je me retrouve à casser branches mortes et ronces, puis à bientôt ramper. Le sac accroche de partout et je finis à 4 pattes dans l'herbe. Une bouteille d'eau tombe et la remettant en place, malheur, je vois qu'il manque un bâton dans une poche arrière ! 

Rien autour de moi. Et de repartir en sens inverse sur 300 m, à sa recherche. Que dalle ! Retour, et là, à 2 pas du sac, bien camouflé dans les branchages, le bâton ! Il a certainement voulu retourner dans les bois ! 

Bon, petit, hum moyen contretemps. 

Arrivée sur Nyons, le petit Nice.

Recherche hébergement, pharmacie, eau, le bataclan habituel. Même pas le temps de visiter la vieille ville. Et pan, orage. Un gros. Oh, ça va durer 1/4 d'heure me dit la logeuse. Hé bé, 1h plus tard, la violence pluvieuse est encore là. 

Juste avant les premières gouttes, j'achetai un mini pépin qui au 1er coup de vent, se retourna comme une crêpe. Bon encore du poids dans le sac, mais qui rassure.

Et pour finir, après resto, rapidement, déambulation dans cette belle ville, qui aurait mérité plus de temps. Les ruelles tortueuses succèdent aux sombres galeries voûtées où l'on fume pétards en musique. 



Yin yang

Face à face 

Pont roman








5 commentaires:

  1. Ca y est, tu as franchi le Rhône.

    RépondreSupprimer
  2. Journée bien remplie. Je me souviens de certains raccourcis lors de randos communes...heureusement, il y a eu un retour de bâton.

    RépondreSupprimer

  3. La canicule n'a pas de prise sur toi, je revois encore ton départ de Marans vers Luché sous un cagna pas possible ! c'était ton 1er périple. Comme tu m'avais oublié j'ai de la lecture en retard, je vais m'y mettre après la sieste à l'ombre. Bonne route

    RépondreSupprimer
  4. Je m'entrainais pour le désert ! Dixit un voisin...

    RépondreSupprimer